“JE” en quelques mots
- Journaliste. Nationalité suisse. Né à Bukavu (RDCongo) de parents congolais. Des débuts à Radio Bukavu et à l’hebdo JUA du Kivu. Diplômes en relations publiques et journalisme. Collabore à diverses publications. Membre de l’Union internationale de la presse francophone. Auteur : poèmes et essais dont le dernier en date s’intitule “Arrêt sur étroiture”, poèmes aux éd. Société des Ecrivains, Paris.
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Centres d’intérêt: La lecture des magazines sur les questions de sociétés; les documentaires télévisuels; les émissions sur les littératures et les débats politiques, la poésie, la marche solitaire dans la forêt, la contemplation du lac et des paysages sauvages, etc.
Films préférés: Je n’ai pas d’artistes “cultes”. J’aime les romans adaptés à l’écran.
Goûts musicaux: Le blue avec Gary Moore; toutes les variations possibles de la musique ouest-africaine; Mike Oldfield; Salvatore Adamo (idole d’enfance) et la rumba congolaise (pour sa poésie).
Livres préférés : Ceux de Richard Matheson; les romans de Amélie Nothomb; les nouvelles de Michel Déon; les valeurs sûres de la littérature française (Rimbaud, Baudelaire, Gide, Mallarmé); la poésie du monde, etc.
Parmi mes publications
Lettre à (de) l’amie qui me veut du bien. Nb de pages : 88, aux Editions Baudelaire, avril 2009. ISBN : 9782355081170. Les correspondances entre deux personnes aux origines culturelles éloignées, en terme géographique, se suivent mais ne se ressemblent pas. Les lettres de Marie Ito et de Cikuru Batumike, réunies ici, gardent un ton original. Au lieu d’être une perception née d’un choc de cultures, elles révèlent un échange qui ne se limite pas au seul cadre des référents culturels. Marie Ito porte son intérêt à la quête de liberté et au renforcement d’identité de son correspondant suisse, tandis que ce dernier, au fur et à mesure de l’échange, manifeste un certain détachement à ses souvenirs ; ses écrits nés d’une blessure ; à une situation personnelle – sans les enfermer dans un coffret d’ébène – pour ponctuer d’autres sujets qui sont un rêve de tout un chacun : voir le ciel, la mer et la terre en parfaite symbiose. Comme eux, on éprouve le plaisir d’échanger, de raconter ses propres questionnements. Le recueil Lettres à (de) l’amie qui me veut du bien est né à la suite de leur rencontre, dans une Biennale de poésie de Liège.
Etre Noir Africain En Suisse. Intégration, Identité, Perception et Perspectives d’avenir d’une minorité visible. Editeur l’Harmattan. «Le meilleur terrain du racisme demeure le manque de compréhension et d’intérêt… pour l’Autre, l’étranger, le semblable.» Ces mots sont signés Cikuru Batumike, qui vient de publier un livre. Dans «Etre noir africain en Suisse», ce journaliste et écrivain d’origine congolaise a réuni les rares données disponibles sur cette «minorité visible». Histoire, économie, formation, culture, religion, il passe en revue tous les domaines possibles, sans oublier de donner des conseils pratiques et les bonnes adresses (associations, magasins, etc.). Il réfléchit de manière critique aux facettes de l’intégration, de l’identité, des perceptions, des perspectives d’avenir, bref sur la marge de manoeuvre des Noirs africains qui choisissent la Suisse, «entre l’indispensable démarche de se faire accepter par l’autre, les tracas de la vie quotidienne et le souci de faire accepter son identité». Intégration ou cohabitation ? Pour Cikuru Batumike, les tentatives de réponses restent des vœux pieux, à moins d’une «réelle politique des migrations capable de prendre en compte la question des représentations dominantes, qu’elles soient politiques ou économiques». swissinfo, Isabelle Eichenberger, in L’intégration en Suisse vue par des Africains, 8 juin 2006
Femmes du Congo-Kinshasa. Défis, acquis et visibilité de genre. Extrait : “Au fil du temps, un concept identitaire s’est mis en place : la femme congolaise prend de plus en plus conscience de son identité longtemps -et sciemment omnibulée par une volonté dominante et possessive- mâle. Elle s’est mise à parler pour soumettre ses aspirations de vie. Elle s’est mise à contester l’autorité du mâle et donner un sens à sa vie. De la soumission à la prise en main de son destin, le chemin parcouru reste long. Tout n’a pas été entrepris pour que la femme congolaise jouisse d’une grande considération quant au rôle qu’elle est censée jouer dans la société. Des acquis existent. Des défis, en grande partie, susceptibles d’en finir avec les discours, les promesses, les résolutions, les professions de foi et de poser des actes concrets en terme psychologique (adopter d’autres mentalités qui mettent la femme en confiance); culturel (en finir avec la chosification de la femme et se défaire du poids de certaines traditions qui l’amoindrissent dans sa personnalité); social (garantir l’instruction et l’accès de la femme aux postes de prise de position) ou juridique (actualiser les codes de la famille et du travail). Certes, des synergies ont vu ou voient le jour, oeuvres de quelques organisations féminines de la société civile. Mais, elles souffrent de l’absence d’une dynamique continuelle d’action, de l’absence de lobbying féminin ou de l’accompagnement de médias, d’un manque de collaboration ou d’entente entre les femmes, chacune voulant tirer la couverture de son côté.” Collection : études africaines. Ed. L’Harmattan, Paris. 100 pages. ISBN : 978-2-296-07779-9
Poésie: Entre l’enfermement et l’empathie, mon langage est celui de l’évasion. Trois recueils à ce jour. En dehors de poèmes publiés dans des recueils collectifs: Quatre poètes du Kivu; Anthologie Promesses au Centre africain de littérature, Kitwe-Zambie, etc.
*Souffle (Éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1989), collection Poésie Toujours. Quatrième de couverture: “Ces poèmes constituent souvent de longues mélopées où le poète parcourt humainement et mystiquement la symbolique Toit du monde. Il y a nombre de notations politiques; la prison, la torture, Amnesty International sont nommés. Contre l’hypocrisie des hommes, Cikuru Batumike évoque son expérience de la souffrance, son vécu de “taulard”. S’identifiant à tous les martyrs, l’auteur apostrophe l’injustice. Voilà un sang dans ses justes colères. Un souffle militant du réel, un oeil constant lucide. “
*Arrêt sur étroiture (Éditions Société des Écrivains, 2007). “Ce titre est l’expression de la fracture de notre société. Une fracture symbolisée par un choix multiple de lieux de passage aussi étroits les uns que les autres : l’embarcation de fortune prise d’assaut par le clandestin en route vers les Canaries; le tunnel de la manche propice au fugitif qui veut rejoindre un autre rive; les vagues de la mer qui emportent les plus malchanceux des fugitifs ou ce tarmac d’un aéroport qui se découvre un matin avec un passager caché dans le train d’atterrissage de l’avion. Ces lieux de passage restent infranchissables parce qu’ils sont ultra étroits, protégés et interdits aux non ayants droit. L’arrêt, c’est l’instant où l’on investit un lieu où on n’a pas été attendu; c’est l’heure à laquelle on souhaite se trouver de l’autre côté de la frontière et prétendre à une vie digne. Certes, on s’arrête, par frayeur de se coincer dans une étroiture. On s’arrête devant un gouffre qui commence par une étroiture délicate à négocier. Mais, a-t-on le choix devant les contraintes environnantes de la vie ? A-t-on le choix une fois poussé près de la falaise au-dessus de l’abîme, une fois agressé par sa propre société, une fois victime de la répression et de la destruction ? On affronte l’étroiture, par souci d’aller voir de l’autre côté, même inconnu, pour vivre. On accepte les conditions de passage, même les plus humiliantes, en ce lieu étroit. Pour exister ! Ils sont peu nombreux ceux qui passent les mailles du filet et accèdent à l’impénétrable. L’après étroiture n’est pas mieux. Une fois de l’autre côté, on frôle le vertige. C’est la désillusion, la souffrance, la résignation voire le silence. Arrêt sur étroiture est un questionnement perpétuel que je me pose sur les responsabilités des uns et des autres dans ce qui nous arrive. Dans cette tendance à privilégier l’Avoir à l’Etre.” Dans le recueil de poèmes Arrêt sur étroiture de Cikuru Batumike résonnent les cris de désespoir de tous les exilés de la terre, de tous ces « sudistes » qui nourrissent les contingents d’immigrés échoués en Occident. Ceuta, Melilla, Sangatte, Lampedusa, mais aussi le Rwanda ou la République Démocratique du Congo servent de théâtres aux drames du déracinement et du racisme « ordinaire ». Interview de Cikuru Batumike, un écrivain bouleversé par les injustices de ce début de XXIe siècle, recueillie par Béatrice Roman-Amat in La voix des sudistes, Quinzaine littéraire, 16 décembre 2007.
*Lueurs enrhumées aux éditions Société des Poètes Français, Paris. “Lueurs enrhumées traduit une époque et exprime un malaise. Face à une nature qui bascule vers un abîme terrifiant voire effroyable. Une nature prête à tomber avant de sombrer dans le précipice. Ce cauchemar est individuel. J’essaie de l’exorciser par ma poésie, ces mots , ces “anticorps” indispensables. Ma nature est cette belle femme qui a la malchance de se faire violer par l’homme qu’elle héberge; l’homme sans humilité; l’homme imbu de lui même, l’homme rapace. Finalement, l’homme animé, selon Hobbes, de pulsions violentes envers son espèce. Ma nature est cette belle femme qui, pour s’en sortir, essaie de retrouver sa force dans les lueurs du jour (représentées ici comme porteuses d’espoir, de voie). Malheureusement, ces lueurs qui doivent éclairer son visage sont blafardes “
Neufs longs poèmes constituent l’ensemble de ce recueil qu’a tenu à saluer le président de la Société des Poètes Français, Vital Heurtebize, en ces termes : « Votre poésie est de ce genre de poésie qu’il faut lire à voix haute pour en apprécier, mieux encore, le rythme vigoureux ; une poésie à faire entendre sur le forum car elle invective, elle dénonce, elle fustige. Vous illustrez cette deuxième fonction du poète qui consiste à veiller aux créneaux, à bousculer les bonnes consciences autrement qu’au journal de 20 heures. J’apprécie ! »
LUEURS ENRHUMEES, Editions Les Poètes Français, janvier 2011, Paris, 38 pages. Numéro ISBN 2.84529-114-0 Prix 15 euros. A commander auprès de la Société des Poètes Français, 16 rue Monsieur le Prince, 7006 Paris ou auprès de l’auteur, par simple courriel: cikurubatumike@hotmail.com
*Onze d’exil, femmes en création. Portraits de femmes en exil.
IMMIGRATION, INTERCULTUREL QUESTIONS DE GENRE.
Qu’ont en commun les femmes présentées dans cette plaquette? Elles sont exilées. La moitié d’entre elles vit en Suisse. L’autre moitié en France et au Canada. Loin de leurs pays respectifs, elles sont restées actives. Dans la création. Qu’elle soit artistique, littéraire ou qu’elle se consacre à la recherche des solutions aux questions sociétales. Ces femmes ont été élevées dans la conviction que leur parcours ne s’efface pas forcément devant la dureté de la vie d’exil. Bien au contraire, cela les pousse à redresser la tête. A faire leurs preuves. A agir dans leur domaine de compétence. Pour faire avancer les choses. Dans ce recueil de portraits que j’ai voulu féminin pluriel, je présente un choix. Celui des rencontres –et des lectures- qui m’ont marqué dans l’exercice de mon métier. Elles s’appellent Ghislaine, Fatma, Myriam, Marie-Andrée, Maya, Berthe, Anaïs, Laure-Ednie, Fatou, Ananda et Hermine. Onze d’exil comme le onze d’une équipe de femmes qui ne demande qu’à être jugée non pas sur son appartenance au monde d’exil, mais sur la pertinence de ses actions. Onze d’exil, femmes en création de Cikuru Batumike aux éditions L’Harmattan, avril 2011 ISBN : 978-2-296-54408-6 • avril 2011 • 76 pages. Prix éditeur : 8 € 7,60 € / 50 FF

